<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Le blog de Alain Ruellan</title><link>http://aruellan.canalblog.com/</link><description>Informations et prises de position concernant les Sols, le D&#xe9;veloppement Durable, l&apos;Amazonie, le Br&#xe9;sil</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 08 Nov 2009 04:00:30 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Le futur de la Science du sol - the Futur of Soil Science</title><dc:creator>aruellan</dc:creator><link>http://aruellan.canalblog.com/archives/2007/03/02/4186824.html</link><comments>http://aruellan.canalblog.com/archives/2007/03/02/4186824.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://aruellan.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4186824/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://aruellan.canalblog.com/archives/2007/03/02/4186824.html</guid><description>&lt;p&gt;Le futur de la Science du Sol : quelques r&#xe9;flexions &#xe0; partir du livre &#xe9;dit&#xe9; par A.E. Hartemink (&quot;The Future of Soil Science&quot;, 170 pages, Editions IUSS, 2006)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;par&lt;br /&gt;Alain Ruellan&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(English text at the end of the French text)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Le futur de la science du sol peut &#xea;tre r&#xe9;fl&#xe9;chi selon deux approches :&lt;br /&gt;- une approche finalis&#xe9;e : l&apos;&#xe9;tude des sols en fonction des besoins, &#xe9;volutifs, des soci&#xe9;t&#xe9;s humaines (besoins alimentaires, besoins environnementaux, besoins urbains et industriels...).&lt;br /&gt;- une approche plus fondamentale : l&apos;&#xe9;tude du milieu sol en tant que tel, pour lui-m&#xea;me ; ce qu&apos;il est, comment il fonctionne, comment il se forme et se transforme, quel est son r&#xf4;le dans le fonctionnement de la plan&#xe8;te Terre ; comment les soci&#xe9;t&#xe9;s humaines deviennent des acteurs majeurs de son &#xe9;volution... ; les r&#xe9;sultats de cette approche fondamentale doivent faciliter les recherches finalis&#xe9;es.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A la lecture du livre r&#xe9;cemment &#xe9;dit&#xe9; par Alfred E. Hartemink on est frapp&#xe9; par l&apos;importance prise par la premi&#xe8;re approche : pour la majorit&#xe9; des 55 auteurs de ce livre, c&apos;est en terme de services &#xe0; rendre aux soci&#xe9;t&#xe9;s humaines que l&apos;avenir de la science du sol doit &#xea;tre pens&#xe9; et construit. En revanche, donner la priorit&#xe9; &#xe0; la d&#xe9;couverte de ce que sont les couvertures p&#xe9;dologiques, de ce que sont les syst&#xe8;mes p&#xe9;dologiques, c&apos;est un choix qui n&apos;est propos&#xe9; qu&apos;assez rarement. Alors, ceci veut-il dire que la p&#xe9;dosph&#xe8;re n&apos;a pas encore acquis (ou a reperdu ?), parmi les scientifiques concern&#xe9;s mais aussi, plus largement, parmi les citoyens, le statut de milieu naturel identifi&#xe9; m&#xe9;ritant des recherches autonomes et sp&#xe9;cifiques, au m&#xea;me titre que la lithosph&#xe8;re, l&apos;hydrosph&#xe8;re, l&apos;atmosph&#xe8;re, la biosph&#xe8;re... qui font chacune l&apos;objet de l&apos;attention de sciences bien d&#xe9;finies ? Cette question est essentielle pour l&apos;avenir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;1 - Du fait de la diversit&#xe9; des propositions pr&#xe9;sent&#xe9;es, le contenu du livre &#xe9;dit&#xe9; par A.E. Hartemink est riche, int&#xe9;ressant. Et pourtant, il faut l&apos;avouer, on n&apos;y trouve rien de tr&#xe8;s original, de tr&#xe8;s nouveau. Les propositions des uns et des autres sont bien argument&#xe9;es, compl&#xe9;mentaires ; mais ce sont surtout des besoins d&apos;aujourd&apos;hui qui sont propos&#xe9;s comme &#xe9;tant ceux du futur. La &quot;science du sol – fiction&quot; n&apos;a pas encore trouv&#xe9; ses auteurs...!!!&lt;br /&gt;Ce qui frappe, cependant, c&apos;est une certaine autosatisfaction : on est content de ce que la science du sol a r&#xe9;alis&#xe9; pour le bien-&#xea;tre des soci&#xe9;t&#xe9;s humaines et on programme le futur en fonction de ce bilan consid&#xe9;r&#xe9; comme positif. Et pourtant...!!! A titre d&apos;exemple je citerai l&apos;affirmation, fr&#xe9;quente dans ce livre, que la science du sol aurait contribu&#xe9; &#xe0; l&apos;augmentation de la production agricole mondiale. Est-ce bien vrai ? On peut, en effet, consid&#xe9;rer les choses autrement : ce n&apos;est pas tellement la science du sol mais bien plut&#xf4;t les sciences agronomiques qui ont permis, depuis une cinquantaine d&apos;ann&#xe9;es, l&apos;augmentation de la production agricole ; le drame est que cette augmentation s&apos;est faite en d&#xe9;gradant les sols et en d&#xe9;gradant tout ce qui est li&#xe9; au sol (l’eau, l&apos;atmosph&#xe8;re, la vie ...) : de fait, les sp&#xe9;cialistes en science du sol se sont montr&#xe9;s incapables de convaincre leurs coll&#xe8;gues agronomes qu&apos;il fallait, pour mieux produire sans d&#xe9;grader les milieux, qu&apos;ils tiennent aussi compte de la complexit&#xe9; et de la diversit&#xe9; des sols et des autres milieux naturels. Tout au cours du 20&#xe8;me si&#xe8;cle, l&apos;intensification de l&apos;agriculture, et de bien d&apos;autres occupations humaines, s&apos;est faite contre les sols et non pas avec eux, gr&#xe2;ce &#xe0; eux.&lt;br /&gt;La faiblesse de la recherche fondamentale en science du sol est, j&apos;en suis persuad&#xe9;, en grande partie &#xe0; l&apos;origine de ce peu de consid&#xe9;ration qu&apos;ont les agronomes, mais aussi les urbanistes, les am&#xe9;nageurs, les architectes, les &#xe9;cologistes... vis-&#xe0;-vis du sol. Et ce peu de consid&#xe9;ration finit par se r&#xe9;percuter sur l&apos;ensemble de la soci&#xe9;t&#xe9; : ainsi peut-on expliquer, du moins partiellement, les difficult&#xe9;s qu&apos;il y a &#xe0; introduire le sol parmi les d&#xe9;couvertes prioritaires que devraient faire les enfants...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;2 – Ce qui manque dans le livre &#xe9;dit&#xe9; par A.E. Hartemink, ce sont donc, essentiellement, des propositions concr&#xe8;tes concernant le futur de la science du sol fondamentale : que doivent &#xea;tre les objectifs majeurs, prioritaires, de la recherche fondamentale en science du sol ?&lt;br /&gt;Le sol est un milieu naturel, un corps naturel rempli de vies. La science du sol doit donc &#xea;tre, &#xe0; la fois, une science naturelle et une science de la vie, se donnant comme objectif central la connaissance du milieu sol vivant : ce qu&apos;il est, dans l&apos;espace et dans le temps, &#xe0; toutes les &#xe9;chelles spatiales et temporelles ; ce que sont ses relations, ses interactions avec les autres milieux (lithosph&#xe8;re, hydrosph&#xe8;re, atmosph&#xe8;re, biosph&#xe8;re ... anthroposph&#xe8;re) ; ce que sont ses fonctions. Les principales pistes de recherche &#xe0; privil&#xe9;gier me semblent devoir &#xea;tre les suivantes :&lt;br /&gt;+	Les couvertures p&#xe9;dologiques, dans leurs continuit&#xe9;s et discontinuit&#xe9;s spatiales et temporelles, sont peu connues : quelles sont les unit&#xe9;s p&#xe9;dologiques dynamiques ? Quelles sont leurs distributions spatiales ? Quelles sont les &#xe9;tapes de leur &#xe9;volution ? Quelles sont les causes des h&#xe9;t&#xe9;rog&#xe9;n&#xe9;it&#xe9;s internes aux couvertures p&#xe9;dologiques ?&lt;br /&gt;+	Les couvertures p&#xe9;dologiques &#xe9;voluent, se transforment en permanence : on le sait. Beaucoup des m&#xe9;canismes d&apos;&#xe9;volution des sols sont connus et mesur&#xe9;s. Cependant les vitesses restent, pour la plupart, inconnues : &#xe0; quelles vitesses, diversifi&#xe9;es, se construisent et se d&#xe9;truisent les diverses caract&#xe9;ristiques (morphologiques, min&#xe9;ralogiques, biologiques, physiques, chimiques...) des diff&#xe9;rents types de couvertures p&#xe9;dologiques ? &#xc0; quelles vitesses les sols se construisent-ils &#xe0; partir des roches ? &#xc0; quelles vitesses les horizons lessiv&#xe9;s en argile prennent-ils naissance, se transforment-ils... ? L&apos;&#xe9;rosion est connue et mesur&#xe9;e ; il n&apos;en est pas de m&#xea;me pour les fronts de transformation qui traversent les couvertures p&#xe9;dologiques (fronts biologiques, fronts d&apos;appauvrissements et d&apos;enrichissements en tel ou tel constituant, fronts de transformations structurales...). Les vitesses p&#xe9;dologiques sont, selon les cas, de l&apos;ordre de la seconde ou de l&apos;ordre du mill&#xe9;naire.&lt;br /&gt;+	La grande richesse biologique des sols est &#xe0; d&#xe9;fricher : la diversit&#xe9; biologique et la diversit&#xe9; des fonctions biologiques. L&apos;alt&#xe9;ration biologique des roches, la gen&#xe8;se biologique des min&#xe9;raux et des structures des sols, les cycles des gaz &#xe0; effet de serre... telles sont quelques-unes des recherches &#xe0; intensifier.&lt;br /&gt;+	Depuis que l&apos;Homme utilise les sols, des relations se sont &#xe9;tablies entre les syst&#xe8;mes p&#xe9;dologiques et les syst&#xe8;mes sociaux : ces relations doivent &#xea;tre mieux connues. Par ailleurs, l&apos;homme, depuis quelques d&#xe9;cennies, devient, progressivement mais rapidement, le principal moteur de l&apos;&#xe9;volution des couvertures p&#xe9;dologiques. Du fait des changements atmosph&#xe9;riques et climatiques d&apos;origine anthropique toutes les couvertures p&#xe9;dologiques sont maintenant influenc&#xe9;es par les activit&#xe9;s humaines. Quels sont ces changements qui concernent les constituants, la morphologie des sols, leur dynamique et les flux, min&#xe9;raux et biologiques, hydriques et gazeux ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3 – Alors, que doit faire l&apos;IUSS, International Union of Soil Science ?&lt;br /&gt;J&apos;ai &#xe9;t&#xe9; Pr&#xe9;sident de l&apos;ISSS (International Society of Soil Science, devenue IUSS pendant ma Pr&#xe9;sidence) de juillet 1994 &#xe0; ao&#xfb;t 1998. C&apos;est pendant cette p&#xe9;riode que furent initi&#xe9;es et d&#xe9;velopp&#xe9;es les r&#xe9;organisations administratives et scientifiques de l&apos;actuelle IUSS.&lt;br /&gt;D&#xe8;s ma prise de fonction &#xe0; Acapulco, lors de la session de cl&#xf4;ture du 15&#xe8;me Congr&#xe8;s Mondial de Science du Sol, j&apos;ai attir&#xe9; l&apos;attention de l&apos;Assembl&#xe9;e sur les n&#xe9;cessaires identit&#xe9; et autonomie de la science du sol : &quot;First, let&apos;s remain ourselves. Soil is an environment in itself, which deserves to be studied as such. Soil scientists should not always have to account for the relation of the soil to its possible uses. We still have to do a lot of fundamental research to get a better knowledge of the soil systems and their dynamics. We have to accelerate the implementation of this research, both in the field and in the laboratories&quot; (&quot;Editorial&quot;. ISSS Bulletin, 86, 1994/2, p.4).&lt;br /&gt;Cette pr&#xe9;occupation fut celle de ma pr&#xe9;sidence ; elle fut celle du 16&#xe8;me Congr&#xe8;s Mondial &#xe0; Montpellier ; elle fut celle de la construction de l&apos;actuelle structuration scientifique de l&apos;IUSS.&lt;br /&gt;Les identit&#xe9;s du sol et de la science du sol doivent continuer &#xe0; &#xea;tre au coeur des pr&#xe9;occupations prioritaires de l&apos;IUSS. Nous devons nous situer, en tant que science autonome, par rapport aux autres sciences fondamentales et par rapport aux utilisateurs des sols donc des r&#xe9;sultats de la science du sol.&lt;br /&gt;Ceci veut dire que, de mon point de vue, l&apos;IUSS doit prendre position :&lt;br /&gt;- Pour l&apos;existence, dans les universit&#xe9;s et dans les instituts de recherche, d&apos;unit&#xe9;s autonomes de recherche et d&apos;enseignement sup&#xe9;rieur en science du sol : c&apos;est &#xe0; partir de ces unit&#xe9;s sp&#xe9;cialis&#xe9;es que pourront, en outre, se constituer d&apos;&#xe9;ventuelles unit&#xe9;s de recherches pluridisciplinaires &#xe0; caract&#xe8;re plus finalis&#xe9;. Mais il n&apos;y a pas de pluridisciplinarit&#xe9; r&#xe9;ussie sans bons sp&#xe9;cialistes disciplinaires : ces sp&#xe9;cialistes, il faut les former dans des &#xe9;quipes sp&#xe9;cialis&#xe9;es monodisciplinaires (sachant que la &quot;monodisciplinarit&#xe9;&quot; scientifique de la science du sol est d&#xe9;j&#xe0; largement &quot;pluridisciplinaire&quot;...).&lt;br /&gt;- Pour le d&#xe9;veloppement de l&apos;&#xe9;ducation au sol dans les &#xe9;coles primaires et secondaires ; il s&apos;agit d&apos;&#xe9;veiller l&apos;int&#xe9;r&#xea;t des enfants pour le sol et ses fonctions et, pourquoi pas, de faire na&#xee;tre des vocations, des passions. Une science coup&#xe9;e de toute base populaire a peu d&apos;avenir : il est urgent que la science du sol construise sa base populaire.&lt;br /&gt;- Pour que soit identifi&#xe9;, reconnu et certifi&#xe9; le m&#xe9;tier de sp&#xe9;cialiste en Science du Sol : ce sp&#xe9;cialiste peut &#xea;tre, selon les cas, chercheur, enseignant, ing&#xe9;nieur, technicien (voir &#xe0; ce sujet le travail entrepris par l&apos;AFES, Association Fran&#xe7;aise pour l&apos;Etude du Sol).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;The Future of Soil Science: Some thoughts from the IUSS book edited by A.E Hartemink (&quot;The Future of Soil Science&quot;, 170 pages, IUSS Editions, 2006)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;by&lt;br /&gt;Alain Ruellan&lt;/p&gt;&lt;p&gt;The future of soil science can be approached in two different ways: &lt;br /&gt;- an applied approach: the soil study as a function of the changing needs of human societies (the needs for food, the environmental needs, the urban and industrial needs, etc.);&lt;br /&gt;- a more fundamental approach: the study of soil milieu as such, for its own sake; what the soil is, how it functions, how it is formed and transformed, the role it plays in the functioning of our planet Earth; how human societies become major actors of its evolution...; the results of this fundamental approach should facilitate applied research.&lt;br /&gt;Reading the recently published IUSS book* I was struck by the importance taken by the first approach: for the majority of the 55 authors of this book, the future of soil science should be considered in terms of the services it can render human societies. Few consider the discovery of the nature of soil covers and of soil systems to be a priority. Does this imply that for the researchers concerned with soil science -and more generally, for the general public- the pedosphere has not yet acquired (or has already lost) the status of a natural milieu that merits independent and specific research in the same way as the lithosphere, the hydrosphere, the atmosphere, or the biosphere, each of which being the subject of precise scientific disciplines? This question is vital for the future. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;1 – Thanks to the wide range of proposals the book contains, it is a rich and interesting work. Yet, in my opinion, it includes nothing particularly original or particularly innovative. The proposals put forward by the authors are well argued and complementary, but the needs of today are mainly defined as being the needs of tomorrow. “Soil science - Fiction” has yet to find its authors!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;However, what did strike me is that it tends to be a little self-complacent: everyone appears to be content with what soil science has already achieved for the benefit of human societies, and the future is envisaged with respect to a balance that is considered to be positive. But, is this really true? Just an example: one claim frequently made in this book is that soil science would have contributed to increase world agricultural production. Is this true? This issue can also be considered from a quite different point of view: the increase of agricultural production over the past 50 years was made possible more by the agronomical sciences, rather than by soil science. And the problem is that the increase of agricultural production occurred to the detriment of the soils and to the detriment of everything related to the soil (water, the air, life). As a matter of fact, the specialists in soil science were unable to convince their agronomist colleagues that to better produce without damaging the environment, they also needed to take into account the complexity and diversity of the soils and of the other natural environments. Throughout the 20th century, the intensification of agriculture and of many other human activities, took place not with the help of the soils, but against the soils.&lt;br /&gt;It is my belief that the weakness of basic research in soil science is the main reason for the lack of respect for the soils on the part of agronomists, but also urban planners, developers, architects, ecologists... And this lack of respect finally affects society as a whole: this partially explains how difficult it is to include the discovery of the soil in the most important discoveries that children need to make.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;2 – Thus, in my opinion, concrete proposals for the future of basic research are the main elements missing from the “Future of soil science”book.&lt;br /&gt;The soil is a natural environment, a natural body full of lives. Soil science should consequently be both a natural science and a life science with the central aim of understanding the living soil milieu: the study of its nature at all spatial and temporal scales; the study of the relations and interactions between the soil and the other environments (the lithosphere, hydrosphere, atmosphere, biosphere … anthroposphere); the study of the soil functions. In my opinion, the main focuses of research should thus be the following:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;•	Soil covers and their spatial and temporal continuity and discontinuity are not yet well known and understood. What are the pedological dynamic units? How are they distributed in space? What are the different stages in their evolution? What are the causes of heterogeneity within soil covers?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;•	Soil covers continually evolve and undergo transformation: this is well known. Many of the mechanisms involved in the evolution of soils have already been identified and measured. However, in most cases, the different speeds at which the morphological, mineralogical, biological, physical and chemical characteristics of the different types of soil covers appear and disappear remain unknown. At what speed are soils created from rocks? At what speeds are clay eluviated horizons created and transformed? Erosion is recognized and has been measured; but the same cannot be said of the transformation fronts that cross soil covers (biological fronts, eluviation and illuviation fronts in various soil components, structural transformation fronts, etc.). Depending on the case, the pedological speeds can vary from a few seconds to a thousand years.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;•	The enormous biological wealth of soils remains to be discovered: both the biological diversity and the variety of biological functions. The biological weathering of rocks, the biological genesis of minerals and structures of soils, the cycles of greenhouse gases... are examples of research domains that need to be developed.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;•	From the moment Man started exploiting the soils, relations were created between soil systems and social systems: these relations need to be better understood. Furthermore, in recent decades, Man has become, progressively but rapidly, the main engine of soil covers evolution. Due to atmospheric and climatic changes, of human origin, all soil covers are now influenced by human activities. What are the changes that happen, concerning soil constituents, soil morphology, soil dynamics, but also concerning mineral and biological, hydric and gaseous flows?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3 – So, what should the IUSS do?&lt;br /&gt;From July 1994 to August 1998, I was President of the ISSS (The International Society of Soil Science, which became the IUSS during my Presidency). It was during this period that the administrative and scientific reorganization of the actual IUSS was initiated and developed. &lt;br /&gt;As soon as I began my function of President, during the closing session of the 15th World Soil Science Congress in Acapulco, I drew the attention of the Assembly to the need to enhance the identity and the autonomy of Soil Science: &quot;First, let&apos;s remain ourselves. Soil is an environment in itself, which deserves to be studied as such. Soil scientists should not always have to account for the relation of the soil to its possible uses. We still have to do a lot of fundamental research to get a better knowledge of the soil systems and their dynamics. We have to accelerate the implementation of this research, both in the field and in the laboratories&quot; (&quot;Editorial&quot;. ISSS Bulletin, 86, 1994/2, p.4).&lt;br /&gt;This has been the preoccupation: of my Presidency; of the 16th World Congress of Soil Science in Montpellier; of the construction of the actual scientific organization of IUSS. &lt;br /&gt;The identities of the soil, and of the soil science, should continue to be among the primary concerns of the IUSS. We need to situate ourselves as an independent science, with respect to other fundamental sciences, and with respect to the users of the soil, that is the users of the results of soil science.&lt;br /&gt;In my opinion, the IUSS needs to clearly take a stand:&lt;br /&gt;-	For the existence, in the universities and research institutes, of independent soil science research and teaching units. These independent soil science units would provide a basis for the possible creation of more finalized multidisciplinary research units. Multidisciplinary research cannot succeed without good specialists in each discipline: these specialists need to be trained in specialized monodisciplinary teams (knowing that the &quot;monodisciplinarity&quot; of soil science already implies a lot of &quot;pluridisciplinarity&quot;).&lt;br /&gt;-	For the development of education about soil in primary and secondary schools, with the aim to awake children’s interest for the soil and its functions; this could even lead, why not, to the birth of vocations, of passion for the soil. A science that is completely cut off from the people has little chance to succeeding, and there is an urgent need for soil science to find its roots in the general population.&lt;br /&gt;-	For the identification, recognition and certification of a professional category ‘specialist in Soil Science’. This specialist could be a researcher, teacher, engineer, or technician (see study undertaken by AFES, French Association of Soil Science).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 02 Mar 2007 21:17:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les priorit&#xe9;s du D&#xe9;veloppement Durable</title><dc:creator>aruellan</dc:creator><link>http://aruellan.canalblog.com/archives/2006/08/10/2443944.html</link><comments>http://aruellan.canalblog.com/archives/2006/08/10/2443944.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://aruellan.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2443944/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://aruellan.canalblog.com/archives/2006/08/10/2443944.html</guid><description>&lt;p&gt;19/05/06&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les priorit&#xe9;s du D&#xe9;veloppement Durable&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/74/59/171100/6070840.doc&quot;&gt;_Users_alain_Documents_Alain_160406_Documents_160406_Associations___Partis_Attac_De_v_Dur_AR_ATTAC&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A - Les principaux grands probl&#xe8;mes auquel le Monde est aujourd&apos;hui confront&#xe9;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il y aura 9 milliards d&apos;humains sur Terre avant la fin du 21&#xe8;me si&#xe8;cle, peut-&#xea;tre d&#xe8;s 2050 :&lt;br /&gt;cette perspective est in&#xe9;luctable (elle est cependant nettement inf&#xe9;rieure &#xe0; ce que l&apos;on pr&#xe9;voyait il y a une vingtaine d&apos;ann&#xe9;es : 12 milliards).&lt;br /&gt;Notre objectif commun, au niveau mondial comme au niveau local, doit donc &#xea;tre des conditions de vie acceptables pour, au moins, 9 milliards d&apos;humains.&lt;br /&gt;Or, la situation actuelle est la suivante : elle se r&#xe9;sume en trois points :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;1) Les dynamiques &#xe9;conomiques et sociales conduisent, au sein des soci&#xe9;t&#xe9;s humaines, &#xe0; de grandes disparit&#xe9;s des ressources et des richesses.&lt;br /&gt;A toutes les &#xe9;chelles, mondiales, nationales, locales, les &#xe9;carts se creusent de plus en plus entre les plus riches et les plus pauvres. A titre d&apos;exemples rappelons 3 chiffres :&lt;br /&gt;- 25 % de la population mondiale vit encore sous le seuil de pauvret&#xe9; (moins de 1 Euro par jour) ;&lt;br /&gt;- pr&#xe8;s de 50 % de la population mondiale vit avec moins de 2 dollars par jour ;&lt;br /&gt;- 20 % de la population mondiale consomme 87 % des richesses mondiales.&lt;br /&gt;Cette dynamique n&apos;est pas acceptable et elle est p&#xe9;rilleuse (m&#xea;me si la tendance est &#xe0; une lente baisse de la mis&#xe8;re).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;2) Les modes de vie actuels, ceux des plus riches mais aussi ceux impos&#xe9;s aux plus pauvres, d&#xe9;s&#xe9;quilibrent, d&#xe9;gradent et &#xe9;puisent, de plus en plus et de plus en plus vite, les &#xe9;cosyst&#xe8;mes et les ressources naturelles du Monde.&lt;br /&gt;En particulier, les ressources naturelles renouvelables (les sols, les eaux, les ressources biologiques, l&apos;atmosph&#xe8;re ...), dont les soci&#xe9;t&#xe9;s humaines ont absolument besoin pour vivre, sont de plus en plus souvent utilis&#xe9;es et d&#xe9;grad&#xe9;es &#xe0; des vitesses sup&#xe9;rieures &#xe0; leur renouvelabilit&#xe9;.&lt;br /&gt;Par ailleurs, de grands syst&#xe8;mes mondiaux, tels les climats, les oc&#xe9;ans, les &#xe9;quilibres biologiques, sont, depuis quelques d&#xe9;cennies, gravement et rapidement modifi&#xe9;s, en cons&#xe9;quence des activit&#xe9;s humaines : beaucoup de ces modifications sont dangereuses pour la vie des soci&#xe9;t&#xe9;s humaines et ceci d&apos;autant plus qu&apos;elles sont tr&#xe8;s souvent difficilement pr&#xe9;visibles (par exemple : on sait pr&#xe9;voir, dans leurs grandes lignes, le r&#xe9;chauffement climatique et la mont&#xe9;e des oc&#xe9;ans ; mais ne sait pas pr&#xe9;voir les temp&#xea;tes, les canicules, les aridifications ... dont les cons&#xe9;quences sont souvent catastrophiques).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au total, on peut affirmer que cette dynamique de d&#xe9;s&#xe9;quilibres, de d&#xe9;gradations, de pollution, d&apos;&#xe9;puisements des milieux et des ressources naturelles, conduit l&apos;ensemble du Monde dans de nombreuses impasses, et ceci &#xe0; tr&#xe8;s br&#xe8;ve &#xe9;ch&#xe9;ance. Et, dans l&apos;imm&#xe9;diat, ce sont les plus pauvres qui en sont les principales victimes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3) Les d&#xe9;s&#xe9;quilibres sociaux et &#xe9;conomiques, ainsi que les d&#xe9;gradations des ressources renouvelables vitales, sont sources de violences de plus en plus graves :&lt;br /&gt;- violences quotidiennes des riches contre les pauvres,&lt;br /&gt;- r&#xe9;voltes des pauvres contre les riches,&lt;br /&gt;- mont&#xe9;e des int&#xe9;grismes religieux,&lt;br /&gt;- mont&#xe9;e des dictatures ...&lt;br /&gt;- guerres ...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;B - Il est donc clair que l&apos;on ne peut pas continuer comme cela : il faut faire autrement&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les 3 objectifs &#xe0; se donner doivent &#xea;tre :&lt;br /&gt;- 9 &#xe0; 10 milliards d&apos;humains,&lt;br /&gt;- ayant tous acc&#xe8;s, de fa&#xe7;on durable, &#xe0; un minimum vital confortable : minimum mat&#xe9;riel (&#xe9;conomique et social), mais aussi &#xe9;cologique, politique et culturel ; chacun a le droit &#xe0; un minimum vital, non seulement dans les domaines de l&apos;alimentation, de l&apos;habillement, du logement, de l&apos;&#xe9;nergie, de la sant&#xe9;, de l&apos;environnement … mais aussi dans les domaines de l&apos;&#xe9;ducation, de la culture… de la libert&#xe9;, des droits humains ;&lt;br /&gt;- ce minimum vital devant &#xea;tre en grande partie fond&#xe9; sur l&apos;utilisation des ressources naturelles locales au rythme de leur renouvellement permanent.&lt;br /&gt;Tels sont, d&apos;une fa&#xe7;on tr&#xe8;s r&#xe9;sum&#xe9;e, les objectifs de ce que l&apos;on appelle aujourd&apos;hui le D&#xe9;veloppement Durable.&lt;br /&gt;Nous savons aujourd&apos;hui avec certitude que le Monde ne va pas dans ce sens.&lt;br /&gt;En fait, pour r&#xe9;ussir il faut :&lt;br /&gt;- moins de consommation, moins de gaspillages mat&#xe9;riels par les plus riches : certains parlent de d&#xe9;croissance ;&lt;br /&gt;- mais plus de richesses, plus d&apos;acc&#xe8;s aux ressources naturelles renouvelables, pour les plus pauvres ;&lt;br /&gt;- le tout dans la diversit&#xe9; des milieux naturels et des cultures humaines : il n&apos;y a pas un seul mod&#xe8;le de d&#xe9;veloppement durable, mais une grande diversit&#xe9; fonction des relations existantes et &#xe0; venir entre les milieux naturels et les soci&#xe9;t&#xe9;s humaines.&lt;br /&gt;Au total, il faut r&#xe9;&#xe9;quilibrer, r&#xe9;ajuster : &lt;br /&gt;- r&#xe9;&#xe9;quilibrer les consommations de chacun, les uns par rapport aux autres ;&lt;br /&gt;- r&#xe9;ajuster les consommations de tous en fonction de la renouvelabilit&#xe9; des ressources ;&lt;br /&gt;- mais aussi rechercher des ressources nouvelles &#xe0; mettre au service de l&apos;am&#xe9;lioration des conditions de vie de chacun et de tous.&lt;br /&gt;Si on ne fait pas cela, on court &#xe0; l&apos;affrontement violent &#xe0; toutes les &#xe9;chelles du monde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C - Mais comment faire pour changer le cours des choses ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C&apos;est la question principale.&lt;br /&gt;Aujourd&apos;hui, le Monde est men&#xe9;, de plus en plus, par des grands ensembles financiers, dont le seul but est de gagner beaucoup d&apos;argent, &#xe0; court terme : ces ensembles financiers exploitent les ressources naturelles et les hommes, au b&#xe9;n&#xe9;fice de quelques uns qui accumulent, l&#xe9;galement et ill&#xe9;galement, des fortunes consid&#xe9;rables. C&apos;est le lib&#xe9;ralisme &#xe9;conomique, dont on peut dire que les pr&#xe9;occupations sociales et &#xe9;cologiques sont marginales.&lt;br /&gt;Ce qui est particuli&#xe8;rement grave, c&apos;est que ces ensembles financiers sont, aujourd&apos;hui, nettement plus puissants que la plupart des Etats, des Pouvoirs publics, qui leur abandonnent de plus en plus leurs responsabilit&#xe9;s &#xe9;conomiques et sociales : dans beaucoup de pays et de r&#xe9;gions du Monde, d&#xe9;velopp&#xe9;s et en d&#xe9;veloppement, les politiques sociales, les politiques salariales, les politiques sanitaires, les politiques concernant la gestion des ressources naturelles ... sont de plus en plus impos&#xe9;es, d&#xe9;cid&#xe9;es, men&#xe9;es par ce que l&apos;on appelle les multinationales ; les Etats abandonnent leurs responsabilit&#xe9;s &#xe9;conomiques et sociales, ce qui veut dire que les peuples, qui en principe &#xe9;lisent les dirigeants des Etats, sont de plus en plus d&#xe9;responsabilis&#xe9;s.&lt;br /&gt;On peut dire que la d&#xe9;mocratie dominante est de plus en plus celle des actionnaires, de moins en moins celle des citoyens (une remarque : une partie non n&#xe9;gligeable des actionnaires des multinationales qui m&#xe8;nent le Monde sont des gens modestes qui y ont plac&#xe9; leurs &#xe9;conomies et leurs fonds retraite ... ; cela m&#xe9;rite r&#xe9;flexion ...)&lt;br /&gt;Donc, si on veut changer le cours des choses il faut changer les responsabilit&#xe9;s.&lt;br /&gt;Alors comment faire ?&lt;br /&gt;Pour esp&#xe9;rer atteindre les objectifs du D&#xe9;veloppement Durable, il faut d&apos;urgence se donner les moyens d&apos;adopter deux d&#xe9;marches fondamentales :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;1 - La d&#xe9;marche qui consiste &#xe0; rendre aux citoyens leurs responsabilit&#xe9;s&lt;br /&gt;Ceci exige un fantastique effort d&apos;information et d&apos;&#xe9;ducation des citoyens, concernant :&lt;br /&gt;- la situation mondiale,&lt;br /&gt;- les responsabilit&#xe9;s individuelles et collectives de chacun,&lt;br /&gt;- les voies du D&#xe9;veloppement Durable (sociales, &#xe9;conomiques, environnementales, culturelles, d&#xe9;mocratiques) .&lt;br /&gt;Cela exige aussi que la Soci&#xe9;t&#xe9; Civile soit organis&#xe9;e et dynamique : associations, syndicats, coop&#xe9;ratives ...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;2 - La d&#xe9;marche qui consiste &#xe0; redonner force de gestion aux pouvoirs publics&lt;br /&gt;Il s&apos;agit de redonner force aux &#xe9;lus et aux services publics :&lt;br /&gt;- &#xe0; condition bien s&#xfb;r que les &#xe9;lus l&apos;aient &#xe9;t&#xe9; par des citoyens form&#xe9;s et inform&#xe9;s, donc responsables ;&lt;br /&gt;- &#xe0; condition aussi que les fonctionnaires soient comp&#xe9;tents ;&lt;br /&gt;- &#xe0; condition enfin que l&apos;exercice de la d&#xe9;mocratie ne se r&#xe9;duise pas aux temps des &#xe9;lections : la d&#xe9;mocratie participative doit accompagner la d&#xe9;mocratie &#xe9;lective.&lt;br /&gt;Ceci doit se faire &#xe0; tous les niveaux d&apos;organisations et de responsabilit&#xe9;s : Communes, R&#xe9;gions, Etats, Organisations Internationales.&lt;br /&gt;En r&#xe9;sum&#xe9;, c&apos;est aux Pouvoirs Publics, d&#xe9;mocratiquement &#xe9;lus et accompagn&#xe9;s par les citoyens instruits et responsabilis&#xe9;s, de reprendre le pouvoir vol&#xe9; par les grandes entreprises priv&#xe9;es et d&apos;assurer les diverses voies du D&#xe9;veloppement Durable.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tactiquement, il est bon de d&#xe9;velopper, en priorit&#xe9;, ces prises de responsabilit&#xe9;s par les citoyens et par les pouvoirs publics, au niveau des organisations territoriales qui sont les plus proches des citoyens, qui sont les plus accessibles : les Municipalit&#xe9;s et les R&#xe9;gions. C&apos;est en particulier &#xe0; ce niveau que les citoyens peuvent &#xea;tre le plus facilement conscientis&#xe9;s et mobilis&#xe9;s, &#xe0; partir de situations et de probl&#xe8;mes concrets. Cependant, les cadres nationaux et internationaux sont indispensables : il faut continuer &#xe0; se battre pour les d&#xe9;finir et les mettre en place. Dans ce domaine, il ne faut pas sous-estimer le travail d&#xe9;j&#xe0; r&#xe9;alis&#xe9; depuis les ann&#xe9;es 70 : Conf&#xe9;rences de Stockolm, Rio et autres, Forum sociaux. On a, probablement, plus avanc&#xe9; au niveau mondial qu&apos;au niveau local.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il ne faut pas sous-estimer les difficult&#xe9;s, les obstacles, qui sont consid&#xe9;rables car on s&apos;attaque, &#xe0; la fois, &#xe0; nombre de privil&#xe8;ges des plus riches et &#xe0; nombre d&apos;ignorances et d&apos;attitudes de soumission des plus d&#xe9;munis. En effet, ce que l&apos;on doit faire et affronter est consid&#xe9;rable :&lt;br /&gt;- r&#xe9;ussir l&apos;&#xe9;ducation, la formation, l&apos;information : chaque citoyen doit recevoir les&lt;br /&gt;moyens de comprendre les situations et d&apos;agir &#xe0; son niveau ;&lt;br /&gt;- mettre en place &#xe0; la fois la d&#xe9;mocratie participative et des pouvoirs publics efficaces ;&lt;br /&gt;les r&#xe9;sistances seront nombreuses ;&lt;br /&gt;- contr&#xf4;ler l&apos;&#xe9;conomie de march&#xe9;, tr&#xe8;s destructrice des ressources naturelles ; l&#xe0; aussi, les r&#xe9;sistances seront nombreuses ;&lt;br /&gt;- lutter contre la corruption ;&lt;br /&gt;- convaincre les plus riches (les pays, les individus, les entreprises) d&apos;&#xea;tre moins gourmands : comment recommander, voire imposer un maximum vital ?&lt;br /&gt;- soutenir les plus pauvres, sans tomber dans l&apos;assistanat permanent, donc assurer l&apos;emploi permettant le minimum vital ;&lt;br /&gt;- s&apos;attaquer &#xe0; toutes les modifications indispensables du fonctionnement des soci&#xe9;t&#xe9;s modernes qui consomment au-del&#xe0; des ressources disponibles : les transports, l&apos;&#xe9;nergie, l&apos;occupation des sols, les d&#xe9;chets, les pollutions, ... ; il s&apos;agit, en particulier, de r&#xe9;duire les gaspillages, de sols, d&apos;eaux, d&apos;&#xe9;cosyst&#xe8;mes ... et de r&#xe9;duire les destructions de ces ressources renouvelables ; mais il faut aussi rechercher de nouvelles ressources (pour l&apos;&#xe9;nergie, pour l&apos;alimentation ...) et rechercher de nouvelles d&#xe9;marches de gestion des ressources existantes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Alors D&#xe9;veloppement Durable et/ou d&#xe9;croissance ?&lt;br /&gt;D&#xe9;croissance des consommations des plus riches : oui, sans aucun doute. D&#xe9;croissance des d&#xe9;s&#xe9;quilibres &#xe9;conomiques et sociaux : &#xe9;galement oui. D&#xe9;croissance des gaspillages : encore oui.&lt;br /&gt;Mais pour la majorit&#xe9; du Monde, le D&#xe9;veloppement Durable, fond&#xe9; sur la renouvelabilit&#xe9; des ressources naturelles et sur le fonctionnement d&#xe9;mocratique des soci&#xe9;t&#xe9;s, ne se fera pas sans la croissance des consommations qui sont n&#xe9;cessaires, indispensables, aux plus pauvres.&lt;br /&gt;La marge de manoeuvre se situe donc, pour l&apos;essentiel, dans la capacit&#xe9; des soci&#xe9;t&#xe9;s :&lt;br /&gt;	- d&apos;une part &#xe0; faire les bons choix politiques ;&lt;br /&gt;	- d&apos;autre part &#xe0; g&#xe9;rer les ressources renouvelables, existantes et &#xe0; venir.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 Aug 2006 13:02:02 GMT</pubDate></item></channel></rss>